Cérémonie Rotary Club

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Le Rotary Club Passeport Les Diplomates, dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la Paix

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Le Rotary Club Passeport Les Diplomates, dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la Paix

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Le Rotary Club Passeport Les Diplomates, dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la Paix

Webinaire Rotary

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Le Rotary Club Passeport Les Diplomates, dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la Paix, célébrée chaque 21 septembre, a organisé une conférence en ligne sur le thème des « Paix au Sahel : quelle contribution pour le Rotary». L’activité a réuni environ 150 participants, rotariens, experts, personnes ressources et invités.

Le Rotary Club Passeport Les Diplomates est le dernier-né du District 9103. Ses membres sont des professionnels de divers secteurs et résidant dans différents pays en Afrique, en Europe et en Amérique. Le format spécifique du Club Passeport permet à chaque membre de « vivre le Rotary à son rythme » en participant aux activités communes en ligne mais également en manifestant son engagement rotarien sur le territoire et dans la communauté où il vit.

Plusieurs membres du club résident dans les pays de la bande sahélienne mais également des pays dits côtiers qui sont depuis quelques années touchés dans leur partie septentrionale par les défis de l’insécurité due à l’extrémisme violent. Il paraissait donc évident pour Les Diplomates en cette année 2023 où le Rotary International invite à « créer l’espoir » et surtout depuis l’invitation du Président Gordon McInally de « faire agressivement la paix », de lancer la réflexion sur la contribution qui peut être celle de notre mouvement à la construction d’une paix durable dans le monde et dans le Sahel en particulier. Plusieurs clubs de la région se sont associés à cette action en participant activement à son organisation et en contribuant qualitativement aux échanges. Il s’agit des :Club parrain RC Cotonou Phare/RCNiamey Croix du Sud/RC Niamey Doyen/ RC Kara/RC Dapaong/RC Tandjouaré-Dapaong/RC Cinkassé-Dapaong /RC Bamako Koulouba/RC Bamako Djoliba

Après les adresses d’ouverture délivrées par la Présidente du RC Passeport Les Diplomates, l’amie Kayi Danielle D’Almeida et le Gouverneur du District 9103, l’ami Germain Tomegah, le Panel s’est penché sur la question du jour. Il s’agissait de permettre aux participants de mieux comprendre la situation que vivent les pays concernés.

Mr Ibrahim Maiga, chercheur sénior à l’International Crisis Group a présenté la genèse des conflits dans la région et leur démulitiplication en une crise mutidimensionnelle où les tensions politiques ont succédé à une dégradation du contexte sécuritaire due aux menaces djihadistes et aux conflits inter/intra communautaires. Il a souligné la difficulté pour les Etats ainsi que les acteurs internationaux d’adresser ces différents conflits dont les effets provoquent de nouvelles crises, tel un serpent qui se mord la queue.

Mme Ornella Moderan, analyste politique et de sécurité/spécialiste du Sahel, a, à son tour, évoqué les conséquences socio-économiques de ces conflits. Les populations sont les victimes de ces crises cycliques et elles en sont devenues également des actrices. Les effets sur la cohésion des groupes entre eux et même à l’intérieur des communautés a été éprouvée et plusieurs conflits persistent avec leurs lots de déplacés, de réfugiés, leurs traumas et le cycle de la vengeance qui se nourrit bien souvent de l’absence de justice pour les victimes. Les réponses humanitaires, selon elle, ne sont guère suffisantes pour adresser l’ampleur des besoins et des milliers de personnes échappent au circuit de prise en charge alimentaire voire psychologique. Elle a insisté sur cet aspect de la réponse qui, alors que les exactions dont sont victimes les civils sont nombreuses, reste encore marginal.

La 3ème prise de parole a été celle du Dr Mahaman Moha, médecin, socio-anthropologue et chercheur au Laboratoire d’études et de recherches sur les dynamiques sociales et le développement local, au Niger. En tant qu’ancien expert auprès de la haute autorité pour la consolidation de la paix, mise en place par la présidence de la République du Niger, il a partagé des informations sur les actions entreprises par les Etats et en particulier celui du Niger. Il ressort de sa communication que ce sont en particulier des actions de réconciliation nationale mais également de développement pour permettre aux communautés impactées voire actrices des conflits d’avoir des perspectives nouvelles de mieux-être. Cette approche, selon lui est la seule valable, même si elle prend du temps et nécessite des ressources que les pays doivent chercher.

A sa suite, la PDG Marie Irène Richmond Ahoua, Activateur de la paix du Rotary International a présenté les actions du Rotary en faveur de la construction de la paix. Elles concourent toutes, à travers l’accès à la santé, à l’éducation, à la salubrité ou la promotion des droits, à créer un monde plus juste et équitable, diminuant ainsi les sources des conflits. La PDG a également parlé du rôle de médiateurs que les Rotariens ont déjà été amenés à jouer dans plusieurs zones de conflit et de la capacité du mouvement, à travers la crédibilité qu’il s’est bâti et ses idéaux, à influencer les processus de paix. La présentation du programme « Activateurs de paix » du Rotary a permis de partager l’information sur les opportunités qu’il offre en termes de formation universitaire et de ressources diverses, à tous les rotariens qui veulent s’investir dans la construction de la paix dans le monde.

Dr Gilles Yabi, fondateur et directeur exécutif du Think thank citoyen WATHI était le dernier paneliste à intervenir. Il a quant à lui présenté quelques éléments sur le travail fait par les organisations de la société civile pour dégager des pistes de solutions aux crises actuelles. Il a rappelé le rôle que joue l’information dans l’exacerbation des conflits à travers la manipulation et les fake news et mis en exergue le travail de recherche et de communication mis en œuvre par Wathi et d’autres acteurs pour aider à une meilleure compréhension du contexte, des enjeux et proposer des solutions.

Plusieurs personnalités, rotariennes ou non, ont pris la parole de la « salle » pour apporter leurs éclairages et contributions sur certains points de la discussion. Entre autres, le DGE Spero Hounkpè, a présenté les différentes opportunités de financements qu’offre la Fondation du Rotary International et comment chaque club peut y prétendre. Le Président du RC Niamey Doyen, Djallami Idi a interpellé les Rotariens sur leur rôle crucial dans la période de tensions globales actuelles. Dans les pays du Sahel et ailleurs, les actions ne doivent plus se limiter à l’humanitaire mais doivent aller au-delà, par exemple à travers le plaidoyer actif des membres pour désamorcer les conflits. L’utilisation des médias a également été évoqué par la PP Amina Niandou du RC Niamey Croix du Sud. C’est, a-t-elle dit, une des clés pour réussir ce défi de la communication pour la paix, que ce soit les nouveaux médias ou les médias traditionnels en particulier la radio.

Les débats et les pistes d’actions évoquées

Le second objectif de cette conférence était de dégager quelques pistes d’actions sur lesquelles les rotariens de la région peuvent investir pour contribuer à la réponse aux conflits et leur résolution des et à la paix durable. On peut classer les pistes évoquées en trois groupes à savoir, la prise en charge des besoins des populations victimes des conflits, la communication sur la gestion non-violente des conflits et le plaidoyer pour la paix à travers les médias et, enfin, les actions de médiation dans les situations de conflits et les crises.

Pour donner suite à cette action, les Rotariens ont défini des actions à court, moyen et long terme à mettre en œuvre, pour concrétiser leur désir de jouer un rôle plus actif dans la promotion de la paix et la création des conditions de son retour durable dans leurs différents pays. La campagne « Paix au Sahel » se poursuivra donc, les Diplomates s’y engagent.

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Le Rotary Club Passeport Les Diplomates, dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la Paix, célébrée chaque 21 septembre, a organisé une conférence en ligne sur le thème des « Paix au Sahel : quelle contribution pour le Rotary». L’activité a réuni environ 150 participants, rotariens, experts, personnes ressources et invités.

Le Rotary Club Passeport Les Diplomates est le dernier-né du District 9103. Ses membres sont des professionnels de divers secteurs et résidant dans différents pays en Afrique, en Europe et en Amérique. Le format spécifique du Club Passeport permet à chaque membre de « vivre le Rotary à son rythme » en participant aux activités communes en ligne mais également en manifestant son engagement rotarien sur le territoire et dans la communauté où il vit.

Plusieurs membres du club résident dans les pays de la bande sahélienne mais également des pays dits côtiers qui sont depuis quelques années touchés dans leur partie septentrionale par les défis de l’insécurité due à l’extrémisme violent. Il paraissait donc évident pour Les Diplomates en cette année 2023 où le Rotary International invite à « créer l’espoir » et surtout depuis l’invitation du Président Gordon McInally de « faire agressivement la paix », de lancer la réflexion sur la contribution qui peut être celle de notre mouvement à la construction d’une paix durable dans le monde et dans le Sahel en particulier. Plusieurs clubs de la région se sont associés à cette action en participant activement à son organisation et en contribuant qualitativement aux échanges. Il s’agit des :Club parrain RC Cotonou Phare/RCNiamey Croix du Sud/RC Niamey Doyen/ RC Kara/RC Dapaong/RC Tandjouaré-Dapaong/RC Cinkassé-Dapaong /RC Bamako Koulouba/RC Bamako Djoliba

Après les adresses d’ouverture délivrées par la Présidente du RC Passeport Les Diplomates, l’amie Kayi Danielle D’Almeida et le Gouverneur du District 9103, l’ami Germain Tomegah, le Panel s’est penché sur la question du jour. Il s’agissait de permettre aux participants de mieux comprendre la situation que vivent les pays concernés.

Mr Ibrahim Maiga, chercheur sénior à l’International Crisis Group a présenté la genèse des conflits dans la région et leur démulitiplication en une crise mutidimensionnelle où les tensions politiques ont succédé à une dégradation du contexte sécuritaire due aux menaces djihadistes et aux conflits inter/intra communautaires. Il a souligné la difficulté pour les Etats ainsi que les acteurs internationaux d’adresser ces différents conflits dont les effets provoquent de nouvelles crises, tel un serpent qui se mord la queue.

Mme Ornella Moderan, analyste politique et de sécurité/spécialiste du Sahel, a, à son tour, évoqué les conséquences socio-économiques de ces conflits. Les populations sont les victimes de ces crises cycliques et elles en sont devenues également des actrices. Les effets sur la cohésion des groupes entre eux et même à l’intérieur des communautés a été éprouvée et plusieurs conflits persistent avec leurs lots de déplacés, de réfugiés, leurs traumas et le cycle de la vengeance qui se nourrit bien souvent de l’absence de justice pour les victimes. Les réponses humanitaires, selon elle, ne sont guère suffisantes pour adresser l’ampleur des besoins et des milliers de personnes échappent au circuit de prise en charge alimentaire voire psychologique. Elle a insisté sur cet aspect de la réponse qui, alors que les exactions dont sont victimes les civils sont nombreuses, reste encore marginal.

La 3ème prise de parole a été celle du Dr Mahaman Moha, médecin, socio-anthropologue et chercheur au Laboratoire d’études et de recherches sur les dynamiques sociales et le développement local, au Niger. En tant qu’ancien expert auprès de la haute autorité pour la consolidation de la paix, mise en place par la présidence de la République du Niger, il a partagé des informations sur les actions entreprises par les Etats et en particulier celui du Niger. Il ressort de sa communication que ce sont en particulier des actions de réconciliation nationale mais également de développement pour permettre aux communautés impactées voire actrices des conflits d’avoir des perspectives nouvelles de mieux-être. Cette approche, selon lui est la seule valable, même si elle prend du temps et nécessite des ressources que les pays doivent chercher.

A sa suite, la PDG Marie Irène Richmond Ahoua, Activateur de la paix du Rotary International a présenté les actions du Rotary en faveur de la construction de la paix. Elles concourent toutes, à travers l’accès à la santé, à l’éducation, à la salubrité ou la promotion des droits, à créer un monde plus juste et équitable, diminuant ainsi les sources des conflits. La PDG a également parlé du rôle de médiateurs que les Rotariens ont déjà été amenés à jouer dans plusieurs zones de conflit et de la capacité du mouvement, à travers la crédibilité qu’il s’est bâti et ses idéaux, à influencer les processus de paix. La présentation du programme « Activateurs de paix » du Rotary a permis de partager l’information sur les opportunités qu’il offre en termes de formation universitaire et de ressources diverses, à tous les rotariens qui veulent s’investir dans la construction de la paix dans le monde.

Dr Gilles Yabi, fondateur et directeur exécutif du Think thank citoyen WATHI était le dernier paneliste à intervenir. Il a quant à lui présenté quelques éléments sur le travail fait par les organisations de la société civile pour dégager des pistes de solutions aux crises actuelles. Il a rappelé le rôle que joue l’information dans l’exacerbation des conflits à travers la manipulation et les fake news et mis en exergue le travail de recherche et de communication mis en œuvre par Wathi et d’autres acteurs pour aider à une meilleure compréhension du contexte, des enjeux et proposer des solutions.

Plusieurs personnalités, rotariennes ou non, ont pris la parole de la « salle » pour apporter leurs éclairages et contributions sur certains points de la discussion. Entre autres, le DGE Spero Hounkpè, a présenté les différentes opportunités de financements qu’offre la Fondation du Rotary International et comment chaque club peut y prétendre. Le Président du RC Niamey Doyen, Djallami Idi a interpellé les Rotariens sur leur rôle crucial dans la période de tensions globales actuelles. Dans les pays du Sahel et ailleurs, les actions ne doivent plus se limiter à l’humanitaire mais doivent aller au-delà, par exemple à travers le plaidoyer actif des membres pour désamorcer les conflits. L’utilisation des médias a également été évoqué par la PP Amina Niandou du RC Niamey Croix du Sud. C’est, a-t-elle dit, une des clés pour réussir ce défi de la communication pour la paix, que ce soit les nouveaux médias ou les médias traditionnels en particulier la radio.

Les débats et les pistes d’actions évoquées

Le second objectif de cette conférence était de dégager quelques pistes d’actions sur lesquelles les rotariens de la région peuvent investir pour contribuer à la réponse aux conflits et leur résolution des et à la paix durable. On peut classer les pistes évoquées en trois groupes à savoir, la prise en charge des besoins des populations victimes des conflits, la communication sur la gestion non-violente des conflits et le plaidoyer pour la paix à travers les médias et, enfin, les actions de médiation dans les situations de conflits et les crises.

Pour donner suite à cette action, les Rotariens ont défini des actions à court, moyen et long terme à mettre en œuvre, pour concrétiser leur désir de jouer un rôle plus actif dans la promotion de la paix et la création des conditions de son retour durable dans leurs différents pays. La campagne « Paix au Sahel » se poursuivra donc, les Diplomates s’y engagent.

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Le Rotary Club Passeport Les Diplomates, dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la Paix, célébrée chaque 21 septembre, a organisé une conférence en ligne sur le thème des « Paix au Sahel : quelle contribution pour le Rotary». L’activité a réuni environ 150 participants, rotariens, experts, personnes ressources et invités.

Le Rotary Club Passeport Les Diplomates est le dernier-né du District 9103. Ses membres sont des professionnels de divers secteurs et résidant dans différents pays en Afrique, en Europe et en Amérique. Le format spécifique du Club Passeport permet à chaque membre de « vivre le Rotary à son rythme » en participant aux activités communes en ligne mais également en manifestant son engagement rotarien sur le territoire et dans la communauté où il vit.

Plusieurs membres du club résident dans les pays de la bande sahélienne mais également des pays dits côtiers qui sont depuis quelques années touchés dans leur partie septentrionale par les défis de l’insécurité due à l’extrémisme violent. Il paraissait donc évident pour Les Diplomates en cette année 2023 où le Rotary International invite à « créer l’espoir » et surtout depuis l’invitation du Président Gordon McInally de « faire agressivement la paix », de lancer la réflexion sur la contribution qui peut être celle de notre mouvement à la construction d’une paix durable dans le monde et dans le Sahel en particulier. Plusieurs clubs de la région se sont associés à cette action en participant activement à son organisation et en contribuant qualitativement aux échanges. Il s’agit des :Club parrain RC Cotonou Phare/RCNiamey Croix du Sud/RC Niamey Doyen/ RC Kara/RC Dapaong/RC Tandjouaré-Dapaong/RC Cinkassé-Dapaong /RC Bamako Koulouba/RC Bamako Djoliba

Après les adresses d’ouverture délivrées par la Présidente du RC Passeport Les Diplomates, l’amie Kayi Danielle D’Almeida et le Gouverneur du District 9103, l’ami Germain Tomegah, le Panel s’est penché sur la question du jour. Il s’agissait de permettre aux participants de mieux comprendre la situation que vivent les pays concernés.

Mr Ibrahim Maiga, chercheur sénior à l’International Crisis Group a présenté la genèse des conflits dans la région et leur démulitiplication en une crise mutidimensionnelle où les tensions politiques ont succédé à une dégradation du contexte sécuritaire due aux menaces djihadistes et aux conflits inter/intra communautaires. Il a souligné la difficulté pour les Etats ainsi que les acteurs internationaux d’adresser ces différents conflits dont les effets provoquent de nouvelles crises, tel un serpent qui se mord la queue.

Mme Ornella Moderan, analyste politique et de sécurité/spécialiste du Sahel, a, à son tour, évoqué les conséquences socio-économiques de ces conflits. Les populations sont les victimes de ces crises cycliques et elles en sont devenues également des actrices. Les effets sur la cohésion des groupes entre eux et même à l’intérieur des communautés a été éprouvée et plusieurs conflits persistent avec leurs lots de déplacés, de réfugiés, leurs traumas et le cycle de la vengeance qui se nourrit bien souvent de l’absence de justice pour les victimes. Les réponses humanitaires, selon elle, ne sont guère suffisantes pour adresser l’ampleur des besoins et des milliers de personnes échappent au circuit de prise en charge alimentaire voire psychologique. Elle a insisté sur cet aspect de la réponse qui, alors que les exactions dont sont victimes les civils sont nombreuses, reste encore marginal.

La 3ème prise de parole a été celle du Dr Mahaman Moha, médecin, socio-anthropologue et chercheur au Laboratoire d’études et de recherches sur les dynamiques sociales et le développement local, au Niger. En tant qu’ancien expert auprès de la haute autorité pour la consolidation de la paix, mise en place par la présidence de la République du Niger, il a partagé des informations sur les actions entreprises par les Etats et en particulier celui du Niger. Il ressort de sa communication que ce sont en particulier des actions de réconciliation nationale mais également de développement pour permettre aux communautés impactées voire actrices des conflits d’avoir des perspectives nouvelles de mieux-être. Cette approche, selon lui est la seule valable, même si elle prend du temps et nécessite des ressources que les pays doivent chercher.

A sa suite, la PDG Marie Irène Richmond Ahoua, Activateur de la paix du Rotary International a présenté les actions du Rotary en faveur de la construction de la paix. Elles concourent toutes, à travers l’accès à la santé, à l’éducation, à la salubrité ou la promotion des droits, à créer un monde plus juste et équitable, diminuant ainsi les sources des conflits. La PDG a également parlé du rôle de médiateurs que les Rotariens ont déjà été amenés à jouer dans plusieurs zones de conflit et de la capacité du mouvement, à travers la crédibilité qu’il s’est bâti et ses idéaux, à influencer les processus de paix. La présentation du programme « Activateurs de paix » du Rotary a permis de partager l’information sur les opportunités qu’il offre en termes de formation universitaire et de ressources diverses, à tous les rotariens qui veulent s’investir dans la construction de la paix dans le monde.

Dr Gilles Yabi, fondateur et directeur exécutif du Think thank citoyen WATHI était le dernier paneliste à intervenir. Il a quant à lui présenté quelques éléments sur le travail fait par les organisations de la société civile pour dégager des pistes de solutions aux crises actuelles. Il a rappelé le rôle que joue l’information dans l’exacerbation des conflits à travers la manipulation et les fake news et mis en exergue le travail de recherche et de communication mis en œuvre par Wathi et d’autres acteurs pour aider à une meilleure compréhension du contexte, des enjeux et proposer des solutions.

Plusieurs personnalités, rotariennes ou non, ont pris la parole de la « salle » pour apporter leurs éclairages et contributions sur certains points de la discussion. Entre autres, le DGE Spero Hounkpè, a présenté les différentes opportunités de financements qu’offre la Fondation du Rotary International et comment chaque club peut y prétendre. Le Président du RC Niamey Doyen, Djallami Idi a interpellé les Rotariens sur leur rôle crucial dans la période de tensions globales actuelles. Dans les pays du Sahel et ailleurs, les actions ne doivent plus se limiter à l’humanitaire mais doivent aller au-delà, par exemple à travers le plaidoyer actif des membres pour désamorcer les conflits. L’utilisation des médias a également été évoqué par la PP Amina Niandou du RC Niamey Croix du Sud. C’est, a-t-elle dit, une des clés pour réussir ce défi de la communication pour la paix, que ce soit les nouveaux médias ou les médias traditionnels en particulier la radio.

Les débats et les pistes d’actions évoquées

Le second objectif de cette conférence était de dégager quelques pistes d’actions sur lesquelles les rotariens de la région peuvent investir pour contribuer à la réponse aux conflits et leur résolution des et à la paix durable. On peut classer les pistes évoquées en trois groupes à savoir, la prise en charge des besoins des populations victimes des conflits, la communication sur la gestion non-violente des conflits et le plaidoyer pour la paix à travers les médias et, enfin, les actions de médiation dans les situations de conflits et les crises.

Pour donner suite à cette action, les Rotariens ont défini des actions à court, moyen et long terme à mettre en œuvre, pour concrétiser leur désir de jouer un rôle plus actif dans la promotion de la paix et la création des conditions de son retour durable dans leurs différents pays. La campagne « Paix au Sahel » se poursuivra donc, les Diplomates s’y engagent.